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juin 22, 2020

Le Bloc-notes de Abdou GNINGUE – Corporatisme…émotionnel!

Notre confère Cheikh Yérim Seck a été inculpé  par le juge pour « diffusion de fausses nouvelles ». Il a été mis sous contrôle judiciaire et est rentré auprès des siens après quelques jours de garde vue chez les gendarmes. Des élans  de solidarité ont été notés tant sur le plan national qu’international.
Mais ce que l’on reproche à notre confrère c’est de pas donner les preuves de ce qu’il avance. Pourtant, en regardant l’émission au cours de laquelle il a…révélé que la somme déclarée avoir été saisie pendant la perquisition est erronée par rapport à la réalité, je me disais que notre confrère a des preuves en béton pour illustrer son propos.

Maintenant, quand de jeunes reporters, souhaitons qu’ils deviennent des grands au plus vite parce que leur communiqué de soutien à notre confrère n’est pas digne de celui qui est se dit journaliste et surtout reporter. Dans le communiqué ils dénoncent le fait de demander à Cheikh Yérim Seck de révéler sa source par le juge. Mais est ce que à partir de leur communiqué nos jeunes reporters ne sont pas entrain de déformer les faits et de s’exposer devant le juge pour avoir travesti les paroles de l’homme de loi.
Dans ce qui est paru dans la presse on reproche au journaliste de diffusion de fausses nouvelles parce que le juge n’a pas les preuves concrètes des…révélations faites avec beaucoup d’emphase par notre confrère, devant les caméras de la 7tv. Voilà ce que l’on appelle les FAITS en journalisme pur et dur. Les Faits constituent la matière première de tout journaliste professionnel dont le seul souci est d’informer juste et vrai ses lecteurs ou auditeurs.

Alors sous le coup de…l’émotion, les jeunes reporters nous rappellent au passage qu’on ne peut pas demander au journaliste de….révéler sa source. Qui a demandé à Cheikh Yérim Seck de révéler sa source? Que je sache, il lui est demandé de donner les preuves de ce qu’il avance. Un point c’est tout!  Quand on prétend être…reporter c’est à dire celui qui descend sur le terrain pour collecter les nouvelles pour faire un papier basé sur…des Faits, on ne doit pas déformer ces faits sur le coup de…l’émotion.

En journalisme on dit bien que les FAITS sont sacrés et le commentaire est libre. Et même dans ce commentaire, le chroniqueur ou l’éditorialiste se base sur un ou plusieurs…FAITS à commenter. Le corporatisme ne doit pas nous faire oublier nos règles d’éthique et de déontologie. 

Un journaliste qui déforme les faits n’est plus digne de confiance donc doit changer de métier. Il peut aller se faire bûcheron ou menuisier Metallique et déformer la matière première à sa guise. En journalisme la matière première, encore une fois, c’est les Faits que personne ne doit déformer car ils sont têtus voire sacrés.

Beaucoup de journalistes d’investigation font des révélations, preuves à l’appui et personne ne leur a jamais demandé de donner leurs sources d’informations. Les derniers en date sont les Panamapapers qui ont sorti des informations avérées avec des preuves irréfutables. On ne doit pas s’improviser journaliste d’investigation. On le devient avec patience, courage et méthode.  Les Panamapapers ont été divulgués par un regroupement de journalistes de plusieurs pays de tous les continents pour enquêter sur un paradis fiscal comme le Panama où plusieurs personnalités planquaient beaucoup de sommes souvent constituées d’argent sale ou de refus de payer des taxes dans leurs pays c’est à dire des fraudeurs fiscaux.

Mais ce week-end, notre confrère!? nous a rappelé  qu’il a un mouvement citoyen qui s’était présenté aux dernières élections locales et avait grappillé quelques conseillers municipaux et départementaux. Tiens tiens! Est ce que le syndicat national des journalistes du Sénégal, le Synpics  et le mouvement  des jeunes reporters ou Reporters sans frontières avaient cette information?  La question qui se pose est de
savoir si un journaliste professionnel actif peut avoir un mouvement citoyen, qui est en fait un parti politique qui ne dit pas son nom? 

Comme on le sait tous, tous ces mouvements citoyens sous les tropiques sont créés par des dirigeants qui ont très souvent un pied en politique et un autre qui flotte, guettant une certaine opportunité pour s‘engager…. politiquement. Les exemples existent bel et bien. Suivez mon regard!
Si tous les journalistes de tous les pays avaient des mouvements citoyens qui va être être journaliste, c’est à dire quelqu’un de supposé neutre et sentinelle pour porter la parole des Citoyens et équidistant des partis politiques et autres mouvements citoyens. Je demande au Secrétaire Général du Synpics ou au coordonnateur du groupe des jeunes reporters d’aller créer des mouvements citoyens pour participer aux joutes électorales prochaines. Si cela arrivait, ils seraient illico presto destitués par leurs confrères. Non! Il ne faut pas prendre les Sénégalais pour gens dépourvus de sens. Imaginez que l’on apprenne que des journalistes du New York Times ont chacun créé un mouvement citoyen pour avoir des élus au Congrès américain ou des journalistes de France 2 ou TF1 qui animent  des mouvements citoyens pour avoir des élus.

Quel tollé dans le monde pour s’indigner d’un tel scénario. Mais comme nous sommes sous les tropiques et le changement climatique aidant, tout est possible sous nos cieux. Qui disait que le journalisme mène à…Tout, l’essentiel est de pouvoir s’en sortir.

Notre confrère donne rendez-vous aux Sénégalais après sa rencontre avec son Mouvement citoyen pour voir la conduite à tenir pour la suite des événements, en journalisme on dirait pour le maintien de la chronique. Toutes les rédactions vont se mobiliser pour aller couvrir cette assemblée générale ou ce comité directeur du mouvement citoyen de notre confrère. Maintenant après une telle rencontre où certainement les membres pourraient aborder la situation nationale et internationale, le Synpics et les autres souteneurs vont ils continuer à soutenir le journaliste ou le dirigeant d’un mouvement citoyen. Je me demande aussi si Reporters sans Frontière va avoir la même conduite vis-à-vis de notre confrère après avoir appris qu’il dirige un mouvement de citoyens qui a des élus dans les conseils municipaux et départementaux au Sénégal.

Nous au village si on apprenait que tous les rédacteurs en chef des journaux, des radios et télévisions ont des mouvements citoyens qui participent aux élections nous cesserons de les prendre pour des journalistes. Notre bon sens paysan nous permet de séparer le grain de l‘ivraie. Et nous avons appris que là où il y a le flou, il y a un loup

Cette semaine un membre de l’Assemblée nationale a interpellé le gouvernement pour qu’il fasse le bilan de l’exécution du programme de lutte contre le Coronavirus. Mais la loi d’habilitation qui donne carte blanche à l’Exécutif, est toujours en vigueur. Comment comprendre qu’un député, qui, peut être, s’ennuie davantage(suivez mon regard)  avec  ce confinement imposé par le Covid 19, nous sort cette question orale déposée sur le bureau du président de l’Assemblée nationale pour une plénière. Je ne suis pas juriste mais je crois savoir que cette explication doit intervenir après la fin de la loi d’habilitation pour que les députés voient si tout à été fait dans les règles de l’art. Mais en attendant notre député aurait pu rencontrer les membres du Comité de suivi de l’exécution sur le terrain de certaines tâches essentielles relatives au programme de lutte contre le Coronavirus et qui touchent directement les populations. Le Général François Ndiaye, qui préside ce Comité, est pour le moment la personne indiquée pour donner quelques bribes d ‘informations utiles pour les citoyens. Comme le nombre de tonnes de vivres distribuées. Mais si le député veut savoir combien de masques, de gants ou de comprimés de Chloroquine ont été utilisés par l’équipe du Professeur Seydi, je crois que là, notre député s’est trompé de Timing et il lui faut absolument attendre l’heure du bilan qui se fera absolument devant les parlementaires après la fin de la loi d’habilitation. Cette loi ne signifie pas un non contrôle de ce qui a été fait. Ce bilan réclamé par l’honorable député se fera donc inutile d’envahir les Studios ou autres plateaux de télévision pour montrer qu’on est dans son rôle de parlementaire et qu’on…travaille!? Je reproche aux confrères qui ont reçu ce député de ne lui avoir pas rappelé que c’est seulement quand prendra fin la durée légale de la loi d’habilitation qu’une pareille question orale peut être soulevée. Et puis dans le Comité dirigé par le Général François Ndiaye il y a des députés qui y siègent. Il n’a qu’à se rapprocher de ses Collègues s’il veut donner les  informations utiles pour ses militants, raison de son interpellation de l’Exécutif, comme il l’a dit dans les médias. Comme le dit l‘adage, la parole est d‘argent et le silence d‘or.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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