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juillet 21, 2020

Le Bloc- notes de Abdou GNINGUE : Institution et … utilité!

Les populations de Djilakh et de Ndengueler, dans leur conflit avec le fondateur de la SEDIMA Babacar Ngom, alimentent le débat dans les cases et grand’places.
Nos pyromanes professionnels, connus et reconnus , tout vent debout, continuent leur  gymnastique favorite: appeler les populations à se révolter et à rejeter toute solution, même de compromis,  rien que pour satisfaire leurs bailleurs de fonds. Ces derniers ne sont satisfaits que s’il y a des conflits sociaux dans nos pays pour pouvoir qualifier nos démocraties de tropicales. Ces mêmes bailleurs de fonds sont alimentés par de supers bailleurs qui, en fait, régulent  le monde  à travers les médias par la Communication.

C‘est des  organisations dites citoyennes qui alimentent cette Communication par des vidéos vues dans le monde à travers les réseaux sociaux.

Nous au village, avec notre bon sens paysan, nous avons longuement évoqué la situation que vivent les habitants de Djilakh et Ndengueler. On s’est demandé pourquoi le Médiateur de la République n’est pas intervenu dans le débat. En effet, la situation entre Babacar Ngom et les populations de ces 2 villages est arrivée à une phase de médiation. Mais pourquoi notre médiateur national Alioune Badara Cissé  n’est pas intervenu? C’est inexplicable à nos yeux dans la mesure où une République est une et indivisible. Que je  sache,  le monde rural qui concentre le plus grand nombre  de populations de la République, devrait être au centre des interventions du Médiateur de la …République.

A moins qu’il ne soit Médiateur pour les salariés des villes qui ont des problèmes avec leurs employeurs publics comme privés. C‘est un constat.

Outre la Médiature, on se demande où se trouve la Commission nationale du Dialogue des  Territoires(CNDT) que dirige M. Benoit Sambou qui a remplacé à ce poste feu Djibo Ka. La CNDT a, entre autres  missions, d’aider « les collectivités locales à la mise en place de groupements d’intérêt communal; de fournir au président de la République et au gouvernement les analyses nécessaires au renforcement des ressources humaines, matérielles et financières des collectivités locales  ».

Au moment où nous écrivons ces lignes Benoit Sambou n’est pas intervenu dans le débat. On nous dira que ce genre de conflit n’entre pas dans ses attributions. Mais avec  notre bon sens paysan, nous pensons qu’il devrait intervenir dans le sens du dialogue, pour aider à trouver une issue heureuse à ce conflit.
Nous interpellons également Mme  Innocence  Ntap Ndiaye qui préside le Haut Conseil du Dialogue Social dont l’une des missions est « de mener ou faire mener toute étude jugée utile sur la situation et les perspectives du dialogue social ».

A ce jour ce haut conseil n’est pas intervenu. Ici aussi on nous dira que sa mission première est de voir s’il n’y a pas de grève qui se prépare et qui pourrait perturber le travail du gouvernement. Pour nous autres, du monde rural, on se dit que nos conflits sont  loin…des bruits de la grand’ville donc n’intéressent guère les Boys Towns pour qui  semblent  travailler ce genre d‘institutions.

La dernière institution que nous ciblons est le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) de Mme Aminata Mbengue Ndiaye, successeur de feu Ousmane Tanor Dieng. Dans ses missions, on nous apprend que le HCCT « promeut le développement des bonnes pratiques dans la gestion des collectivités territoriales; participe à l’évaluation des politiques de décentralisation, de développement et d’aménagement du territoire ». Voilà qui nous prouve, avec éclat que,  le HCCT devait être au centre de cette affaire Djilakh,   Ndengueler  et Babacar Ngom.  Là aussi, Rien,  Dara, Touss. Pourtant il doit y avoir un fils de cette zone membre du HCCT. Peut-être qu‘il ne saisit pas pourquoi il est dans cette institution.

En définitive, on se demande quelle est l’utilité de toutes ces institutions dont on dit qu’elles sont budgétivores c’est à dire nous font dépenser nos maigres Francs CFA et  ne serviraient à rien du tout au moment où on aurait besoin d‘elles.
 

En ces  temps  où les esprits sont  surchauffés (la fièvre du Coronavirus aidant) , toutes ces institutions créées, dont la mission première est de nouer le dialogue entre citoyens ou institutions, de faire régner la paix sociale, devraient se retrousser les manches et jouer aux sapeurs-pompiers si on signale un foyer de tension sur toute l’étendue du territoire national !
En fait c‘était l‘objectif des Ministres de l‘Urbanisme Abdou Karim Fofana et Aly Ngouille Ndiaye de l‘Intérieur qui jouaient aux médiateurs en se rendant sur les lieux.

Malheureusement ils n‘ont pas  réussi à désamorcer cette bombe sociale qui pourrait avoir des conséquences dramatiques car  les deux camps.qui …campent  sur leurs positions antagonistes pourraient opter pour un affrontement direct.  Babacar Ngom aurait accepté de…prêter une centaine d‘hectares à une quarantaine de familles pour leur permettre de démarrer les travaux champêtres. Mais au cours d‘une conférence de presse ils ont rejeté la proposition du fondateur de la SEDIMA. Cette position du Tout…ou rien n‘est pas réaliste pour ces paysans car l‘hivernage a démarré et la pluie n‘attendra pas que ce conflit soit réglé pour commencer à arroser leurs champs. Le temps perdu ne se rattrape pas, disent les sages du village.

Le dernier rempart pour régler définitivement la situation se trouve être le Président Macky SALL. Il  pourrait indemniser le sieur Ngom selon les termes de la loi. .Est ce possible ? L‘Etat peut-Il Retro pédaler et transformer ce Titre Foncier un un Bail de 99 ans ?  Autant de questions que certains citoyens agitent dans les chaumières.

Des mouvements de la société … civile!?, autoproclamés défenseurs de nos biens,  ont  enregistré , une fois de plus,  un flop, après avoir appelé les populations à venir en masse participer à ce combat contre ce qu‘ils appellent l‘accaparement des terres du monde rural. Presque tous les journaux qui rendaient  compte de la marche ont parlé de Fiasco car le public était clairsemé et n‘était pas au rendez-vous. Ces populations préoccupées par la pandémie du Coronavirus, ont leurs esprits ailleurs que sur le macadam de Dakar. Les travaux champêtres battent leur plein pendant que des boys towns, désœuvrés, qui n‘ont aucune  légitimité, se permettent de lancer un ultimatum à la plus haute autorité de ce pays.

Que se passera-t-Il après l‘expiration de ce ultimatum fixé après la Tabaski prévue vers fin juillet?

Alors que le Coronavirus continue de se répandre dangereusement dans toutes les régions à travers les cas communautaires, la mission première de ces organisations de droit de l‘homistes était d‘aller porter la bonne parole aux populations pour les amener à respecter les gestes barrières pour stopper la Covid19. Mais des gens qui ne respectent guère la distanciation sociale pendant leur marche,  se sont  disqualifiés pour pouvoir donner des conseils aux citoyens. Tant pis pour eux! 

Ces jours-ci, quatre organisations citoyennes produisent un clip pour appeler les Sénégalais à respecter les gestes barrières et autres recommandations du corps médical.

Ce clip est produit avec…le soutien, certainement  financier,  de l‘Union Européenne. Mais combien d‘Euros ils ont engrangé au nom…du peuple, c‘est à dire à notre nom? On aimerait bien savoir, Messieurs de la société civile qui réclament à longueur d‘année une gestion vertueuse des deniers publics. Mais comme c‘est grâce à nous citoyens qu‘ils obtiennent ces financements, dites nous c‘est combien!

C‘est une exigence…citoyenne. Et puis, avec notre bon sens  paysan,  nous pensons que les sommes dépensées pour fabriquer ce clip et sa diffusion dans les médias auraient pu financer des kits  alimentaires pour nous autres. Les messages diffusés dans ces clips sont devenus des disques rayés que chantonnent les enfants dans les aires de jeux. Une vérité toute crue!

La plupart des politiciens, de tout bord, sont  absents dans cette phase cruciale de la lutte contre le Coronavirus où les cas communautaires inquiètent nos soignants . Ils devraient écouter les émissions interactives de quelques stations de radios de la place. A longueur d’antennes, Nos compatriotes les réclament et demandent leur présence sur le terrain comme ils aiment bien le faire pendant les campagnes électorales. Ni députés, ni conseillers (Hauts ou Environnementaux) encore moins les chefs de partis de tout bord, ne sont aperçus nulle part, sillonnant nos campagnes pour essayer d‘endiguer la pandémie. Qu‘ils sachent que les électeurs les attendent de pieds fermes et ne sont pas prêts d‘oublier ces moments difficiles qu‘ils traversent stoïquement. Ils savent maintenant que ces politiciens, tant qu‘ils ne sont pas directement intéressés par une situation, gardent le profile bas et se font oublier, prenant comme prétexte le slogan : Restez chez vous!  Et la vie continue…jusqu’aux prochaines joutes électorales. Ils vont tous sortir de leur hibernation et …affamés
de …Pouvoir, comme un ours qui vient d‘hiberner après quelque 3 mois de disette.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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