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juin 21, 2020

Procès Lamine Diack, pratique du journalisme…..: Le coup de gueule de Matar Silla

Le journaliste Matar Silla, par ailleurs, ex-directeur général de la Rts, était l’invité de l’émission « Jury du dimanche », sur Iradio.

Profitant de cette tribune, il a réagi au procès sur l’affaire de corruption et de dopage présumée de l’Iaaf impliquant son ancien président, Lamine Diack. «Je pense que c’est une injustice et c’est une cabale. Je suis contre l’injustice, la stigmatisation dont serait victime le clan Diack. Quelqu’un qu’on retient depuis cinq ans. Il ne peut pas se déplacer. Maintenant, ça suffit, à son âge, il est temps qu’on le laisse retrouver ses enfants et petits-enfants, son Sénégal natal et jouir de sa retraite paisiblement. Il a rendu beaucoup plus de services au sport mondial qu’il n’a causé de tort», a plaidé Matar Silla qui prend ainsi la défense de celui qu’il considère comme «un bouc émissaire» d’un système.

«Pour moi, Lamine Diack est une icône africaine. Je considère que c’est quelqu’un qui a rendu énormément de services à son pays le Sénégal, à l’Afrique et au monde. Il est aujourd’hui un bouc émissaire», s’est-il insurgé.

Sur cette affaire, Silla fait remarquer qu’«au lieu de juger un homme, on juge un système alors que c’est la même chose partout. Quelles seraient les fédérations qui seraient épargnées mondialement ? Ce que l’on oublie, et là également, c’est un témoignage, l’ancêtre de l’Uar, c’était l’Urtina».

Et Mara Silla d’y aller avec ses révélations. Pour l’ancien Directeur Général de la RTS «à l’époque, Pape Massata Diack était l’un des meilleurs marqueteurs de l’Isl, qui était une société suisse qui s’occupait de marketing des droits sportifs, qui mettait de l’argent en termes de sponsoring dans l’athlétisme auparavant. C’est des millions de dollars qu’il a fait rentrer. Tout cela, on le passe à pertes et profits en le jetant en pâture …».

Au cours de cette émission, l’ancien directeur général de la Rts, Matar Silla a aussi donné son point vue sur les relations entre Journalistes et politiques. Et là, il s’est montré  formel: «Quand un journaliste devient politicien, il est de l’autre côté. Le journaliste a le droit d’être politicien, mais dans ce cas, il se met en congé du journalisme et fait de la politique».

Jetant, par ailleurs, un regard critique sur le journalisme d’aujourd’hui, le fondateur de «Label Tv» au Gabon fait constater, pour le regretter, que le buzz et le sensationnel semblent primer sur l’information de qualité. «De manière générale, on constate maintenant qu’il y a beaucoup de buzz. On est à la recherche du scoop, du buzz, les faits divers, etc. Tout cela est lié au journalisme citoyen avec les réseaux sociaux, qui font que beaucoup de choses sont dénaturées, on fait dire des choses, on fait des montages», a déploré M Silla.

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